L’histoire de ma Honda CB600F Hornet

Voilà ma première moto acquise en 2012 : une Honda CBF600F de 2011, aussi connue sous le nom d’Hornet 🙂

Sur la fin, elle était équipée de cette façon  :

  • Pot d’échappement Ixil double sortie
  • Tapis de réservoir Bagster édition spéciale
  • Selle confort Bagster
  • Patins de protection top block
  • Support de plaque générique
  • Clignotants à leds générique
  • Garde boue arrière Ermax
  • Liserets de jante personnalisés
  • Passage de roue Honda
  • Pignon de 15

Pour les pneus, une fois les Bridgestone BT-012 d’origine usés jusqu’à la corde (voir-ci dessous), je suis passé sur du Michelin Pilot Power 2CT.

Pourquoi j’ai choisi cette moto ?

Après l’obtention de mon permis durant l’hiver 2011, quelle moto allais-je prendre ?

Avant de me décider quant-à ma première moto (je mets beaucoup de temps à choisir!), j’ai expérimenté le monde du deux roues avec le vieux Yamaha Majesty 400 de mon père. Ce scoot 400cm3 qui n’avait plus d’âge m’a permis de m’initier à la conduite d’un deux roues pendant près de six mois. Etant un peu casse-cou, je m’étais vite habitué à rouler avec la poignée en coin, à freiner des deux mains (sur un scooter le frein arrière s’enclenche avec levier de gauche) sans réfléchir en laissant travailler l’ABS et à faire frotter la béquille dans chaque virage ou rond-point. Je pense qu’on peut dire que j’étais un kéké.

Un splendide bâteau Yamaha Majesty 400

L’été se rapprochant, il était temps de rendre le scooter à l’ancien et de se trouver une vraie bécane. Plusieurs modèles me plaisaient mais certaines personnes m’ont convaincu de prendre une Hornet :  « Le rapport qualité-prix est top ! », « c’est Honda, c’est super facile et fiable ! », « c’est un modèle qui ne décote pas tu verras ! », « c’est idéal pour débuter », « un concessionnaire Honda vend un modèle d’expo à prix cassé »…

Me voilà avec une Hornet en me disant : « elle n’est pas super belle, c’est pas ta couleur préférée, mais c’est la voie de la raison, tu as fais le bon choix ».

Mon histoire avec cette moto

Ouais sauf qu’en réalité, j’avais tout faux. Avec le temps j’ai fini par trouver cette Hornet belle, le blanc est devenu ma couleur préférée pour les motos, et c’était pas du tout, mais alors pas du tout la voie de la raison…

Vous vous rappelez le jeune kéké sur son scooter ? Et bien quand on lui donne une moto de 102cv dérivée d’une sportive (CBR600RR de 2007) il n’y a pas 36 dénouements possibles. En moins de six mois (dont trois ou j’étais plâtré) j’ai chuté 3 fois. La première fois j’ai fait un tout droit dans un virage où j’arrivais trop vite. La deuxième fois, j’ai bloqué l’avant sur un freinage d’urgence où j’arrivais trop vite. Enfin, la troisième je n’y suis pour rien, on m’est rentré dans l’arrière !

Je ne dis pas que la Hornet est dangereuse ou qu’elle pousse à rouler vite, c’est une super moto et chaque motard contrôle sa vitesse avec son poignet droit. Mais sous son aspect gentille fifille, c’est un monstre qui ne demande qu’à sortir. Quand on manque d’expérience il faut savoir rester humble à son guidon et mon caractère casse-cou, associé à l’habitude du scooter, se sont très mal adaptés à cette bécane.

Le temps faisant, avec un peu plus de bouteille et de sang froid, j’ai pu apprécier à 100% cette magnifique moto qu’est la Honda Hornet. Lire mon essai complet sur cette moto.

Ma première contravention

Cette moto c’est aussi ma première prune. La route que j’empreinte pour aller travailler mêle départementales rurales et zone d’activité (bureaux). Je roule paisiblement vers 8h30 ; en arrivant dans la zone d’activité je bouchonne derrière un poids lourd sur une ligne droite de 450m avec visibilité dégagée. Je double le camion en un éclair mais en conservant une vitesse plus que raisonnable. J’arrive devant le bureau, je m’y gare, commence à mettre mon U et je vois de beaux gyrophares bleus arriver droit sur moi… Ah oui, dans cette ligne droite il y avait une ligne blanche et deux motards de la gendarmerie qui passaient par là à ce moment précis.

J’ai désobéis à la loi c’est vrai, je suis donc soulagé de trois points et 90 € d’amende pour franchissement de ligne blanche. Par contre ce que j’ai moins apprécié c’est la leçon de morale de 5 minutes. Non pas pour me dire « attention vous pouvez vous blesser ou blesser autrui » mais pour me faire un pamphlet sur « c’est à cause de jeune *§/¤$ comme vous que les motards sont mal vus en France ».

Ce qui est drôle c’est que quelque temps auparavant je m’étais déjà fait arrêter, également par des motards gendarmes, dans les mêmes conditions : franchissement de ligne blanche pour doubler un véhicule lent sans faire d’excès de vitesse. Ceux-ci m’avait tenu un discours compréhensif en me laissant repartir : « on comprend, tous les motards font ça, mais c’est dangereux alors faites attention ». Comme quoi, selon le gendarme sur qui on tombe, on n’est plus un petit con mais un motard tout simplement (ou l’inverse).

Bref, et pendant ce temps là, mes collègues immortalisaient le moment !

Mes premiers tours de piste

La Hornet c’est aussi ma première expérience sur piste. Pendant l’été 2014 mon père me lance : « tu veux pas qu’on aille essayer la piste ? ». Pour lui la piste c’est un vieux souvenir (voir son profil). Pour moi c’est un mythe, je ne savais même pas qu’on pouvait y aller en tant qu’amateur.

Nous voilà donc partis pour Alès avec le Moto Club DD34 (super orga au passage!). Je ne participais pas à un Motogp, mais dans ma tête c’était tout comme. Je tournais la poignée en coin, j’écrasais le levier de frein, le moteur rugissait, la moto frottait de partout, je faisais l’intérieur à d’autres pilotes, je posais le genoux… Je découvrais la partie pilote qui sommeille en chaque motard et c’était le pied. En plus la Hornet est idéale pour débuter la piste. Hormis sa garde au sol ridicule, tout y est : moteur, châssis, suspension.

A la fin de cette journée je n’avais qu’une envie : recommencer ! (non, en réalité je voulais juste m’écrouler dans mon lit pour 48h).

Galerie photo

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