Qui suis-je ?

Je suis né en 1989 et je n’ai jamais touché un deux roues avant mon inscription au permis A en 2011. Mon père était motard, c’était même un compétiteur lorsqu’il était jeune, mais il n’y a jamais eu de moto à la maison, uniquement des scooters. Avant mes 21 ans, tout ce que je connaissais de la moto c’était Valentino Rossi et Max Biaggi que je regardais à la télé quand j’étais petit. Puis un peu au hasard un jour, je me suis dit : « pourquoi pas passer mon permis moto avant que mon code de la route expire ? « J’avais entendu parler d’une moto-école où l’on passait son permis en une semaine (CFM Lédenon). Renseignements pris, me voilà inscrit.

Le premier jour, on m’a mis sur un vieux CB125 et c’est parti mon kiki. Deux heures plus tard je plante les freins sur le bitume mouillé du plateau, je perds l’avant, je me casse la clavicule. Nickel. Je passe mon permis avec l’impossibilité de lever le bras gauche au-dessus du mi-torse, je me fais soigner bien trop tard en gardant des séquelles. On est en Octobre 2011 et je viens d’avoir mon permis catégorie A, je n’ai pas de bridage imposé.

Je conduis pendant six mois, jusqu’au début d’été 2012, le scooter de mon père. Puis je passe sur une Honda Hornet. Je commence à m’intéresser à la manière dont fonctionne un deux roues : je lis la presse moto, j’achète tous les Joe Bar Team, je suis devant le Moto GP tous les deux week-ends. La flamme commence à prendre, et celle de mon père se ranime. Il achète sa première moto depuis plus de 20 ans : une Honda CBR1000RR de 2010. On fait la paire.

A l’été 2014, sous l’impulsion de mon père, je fais mes premiers tours de roues sur le circuit d’Alès. J’adore, ça deviendra mon nouveau hobby. Rapidement je comprends l’intérêt de prendre une moto dédiée à cette activité. J’achète un vieux CBR600RR d’occasion en fin de vie. La Honda est très bonne professeure. Confiant, je progresse rapidement à son guidon jusqu’à ma première chute grave au Paul Ricard. Je ne remonterais pas sur la moto de l’année.

Au début de la saison 2015, je découvre un sentiment nouveau : l’instinct de survie. J’ai beaucoup d’appréhension lorsque je prends le guidon sur la piste. Ralenti par la peur, je mettrais la moitié de la saison à retrouver mes chronos habituels. Finalement je prends la décision d’acquérir une moto en meilleur forme, tout en gardant « la flamme » (cf-photo) au fond du garage : je fais l’acquisition d’une Kawasaki ZX-6R de 2012. L’année 2015 marquera aussi mon entrée dans le monde de la mécanique ; je commence à m’occuper moi-même de mes motos.

En 2016, après avoir longtemps cherché une remplaçante, je troque ma Hornet contre la merveilleuse Street Triple 675 R. Coté piste, contrairement au six à sept roulages que nous avions pris l’habitude de faire ensemble mon père et moi chaque saison, celle-ci sera assez pauvre. Après une douloureuse chute de l’ancien sur la première sortie de l’année, ce dernier me dit qu’il arrête. Sans partenaire, je n’ai pas la motivation d’aller pister. J’en profite pour expérimenter encore plus la mécanique en retapant entièrement plusieurs motos mal-en-point. Puis en Octobre, après un regain de motivation, nous revoilà repartis pour une dernière au Luc. Mon père prends mon vieux 600 (il a vendu son 1000) et après s’être éclaté toute la journée, il change d’avis et rempile pour la saison prochaine, la « der’ des der' ».

Puis en ce début d’année 2017, alors que nous devions juste faire de la piste pour nous amuser, nous voilà inscrits au Bol d’Argent, épreuve préliminaire du célèbre Bol d’Or sur le mythique circuit du Paul Ricard. Cette décision, c’est un cadeau que mon paternel nous fait pour sa dernière saison dans les paddocks. Un souvenir que je pourrais peut être un jour raconter à mes enfants. En revenant cinq années en arrière, je n’aurais jamais imaginé faire une telle chose dans ma vie et être aussi mordu de moto. Aujourd’hui les deux roues, que ce soit sur route ou sur piste, sont devenus plus qu’une simple activité ; c’est une véritable passion qui anime mon cœur et mes pensées chaque jour. Une passion tellement débordante que ç’en est trop pour une seule personne, il fallait que j’ouvre ce blog pour partager avec vous mon amour de l’asphalte et de la gomme. La suite, vous la connaissez !

 

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